Arthroplastie d’épaule chez le golfeur de loisir.
Jensen KL, Rockwood CA Jr, Soulder arthroplasty in recreational golfers. J Shoulder
Elbow Surg. 1998 Jul-Aug ;7(4) :362-7.
Code : PS, P.
Cette étude rétrospective porte sur 24 patients, d’une
moyenne d’âge de 52,4 ans, dont 23 sont capables de rejouer au golf après une
arthroplastie de l’épaule, à un recul moyen de 53,4 mois. 18 de ces patients
rejouent au golf au même niveau qu’avant leur intervention. La série comporte
26 arthroplasties de l’épaule, dont 20 prothèses totales et 6 hémi
arthroplasties.
La reprise du golf a eu lieu, en moyenne, à 4 mois et 1/2.
Les auteurs ne notent pas d’augmentation du pourcentage de
descellement par rapport aux résultats retrouvés dans la littérature.
Parallèlement à cela, les auteurs ont interrogé 50 membres
de la société américaine de chirurgie de l’épaule et du coude :
91 % d’entre eux encouragent les patients à reprendre le
golf à 4,3 mois en moyenne.
60 % considèrent qu’il n’y a pas de limite au nombre de
parcours hebdomadaires joués.
30 % préconisent une hémi arthroplastie de l’épaule chez
les golfeurs (lorsque cela est justifié en regard du bilan d’imagerie), en
raison du risque potentiel de descellement de l’implant glénoïdien.
Ce travail permet d’encourager les golfeurs ayant bénéficié
d’une arthroplastie de l’épaule à reprendre le golf. Toutefois, la série est
limitée en termes de patients inclus.
Pathologie de l’épaule et golf.
Kim DH, Millett PJ, Warner JJ, Jobe FW, Shoulder injuries in golf. Am J Sports Med. 2004
Jul-Aug ;32(5) :1324-30.
Code : PS.
Ce travail propose un inventaire des pathologies de l’épaule
liées à la pratique du golf. Les auteurs soulignent que ces problèmes
concernent l’épaule gauche chez les joueurs droitiers, et qu’ils sont la
conséquence de 2 facteurs favorisants : une technique de mauvaise qualité
et une sur-utilisation ou « overuse ».
Les pathologies les plus fréquemment rencontrées sont :
Conflit sous-acromio-deltoidien
Arthrose acromio-claviculaire
Tendinopathie de la coiffe des rotateurs
Omarthrose.
La stratégie thérapeutique comporte le plus souvent :
repos, rééducation fonctionnelle et modification de la technique du swing.
Cette publication n’apporte en fait rien de bien nouveau.
Réparation chirurgicale de la coiffe des rotateurs chez les
golfeurs.
Vives MJ, Miller LS, Rubeinstein DL,
Taliwal RV, Becker CE, Repair of rotator cuff tears
in golfers. Arthroscopy. 2001 Feb ;17(2) :165-72.
Code : PS, P.
Ce travail rapporte les résultats d’une série de 30 golfeurs
représentant 32 sutures de coiffe des rotateurs, 15 par arthrotomie et 16 par
arthroscopie ou « mini open ». La suture de coiffe a toujours été
complétée par une acromioplastie.
L’âge moyen de la série est de 60 ans, les ruptures étant d’une
taille comprise entre 2 et 6 centimètres. Le recul moyen est de 37 mois.
Les résultats ne mettent pas en évidence de modification de
la distance de drive ni de l’index. 23 patients rejouent au même niveau sans
douleur.
Cette étude montre les bons résultats de cette option
thérapeutique chez le golfeur, la plupart rejouant au golf au même niveau sans
douleur après ce type de chirurgie.
Instabilité postérieure de l’épaule avec conflit secondaire
chez les golfeurs de haut niveau.
Hovis WD, Dean MT, Mallon WJ, Hawkins RJ, Posterior instability of the shoulder with secondary impingement
in elite golfers. Am J Sports Med. 2002 Nov-Dec ;30(6) :886-90.
Code : PS.
Ce travail rétrospectif décrit la stratégie thérapeutique et
les résultats chez 8 joueurs de haut niveau présentant une instabilité
postérieure de l’épaule, associée à un conflit sous acromial secondaire. Dans tous
les cas il s’agit de l’épaule gauche chez des joueurs droitiers.
La stratégie thérapeutique a toujours consisté en une
rééducation systématique de première intention, ayant permis à 2 joueurs de
reprendre le golf.
Les 6 autres ont bénéficié d’une capsuloraphie postérieure
arthroscopique, associée chez 4 sujets à une acromioplastie dans le même temps
opératoire.
Les 6 joueurs opérés ont repris le golf à 4 mois
postopératoires. Le recul moyen est de 4,5 ans et les 8 sujets ont repris le
golf au même niveau de performance.
Cette publication expose une problématique spécifique dont
la prise en charge reste plus ou moins délicate selon les disciplines sportives
pratiquées. En l’espèce, le golf représente une activité gestuelle dans
laquelle les butées postérieures sont discutables dans le cadre des
instabilités postérieures. La capsuloraphie, malgré des résultats discordants
dans la littérature, est une option chirurgicale qui garde ici des indications.