Pour de nombreuses fédérations sportives, les contrôles
anti-dopage positifs, consécutifs à l’absorption de suppléments alimentaires,
constituent un problème majeur, tout particulièrement chez les jeunes athlètes.
Il convient de se convaincre que le golf n’est pas à l’abri
d’un phénomène qui représente un marché de 18 milliards de dollars à l’échelle
mondiale. De plus en plus de golfeurs de bon et de haut niveau ont recours aux
suppléments alimentaires (SA), considérés comme des potentialisateurs ou
« boosters » du travail de préparation physique indispensable pour
ces athlètes. La particularité gravissime des SA est qu’ils contiennent des
substances interdites, en regard de la législation anti-dopage, mais ne figurant
pas sur la liste des ingrédients mentionnés sur l’étiquette. Les substances le
plus souvent retrouvées sont des prohormones de stéroïdes anabolisants, de
l’éphédrine et des amphétamines.
Répondant à une demande du Comité International Olympique en
2002, l’institut de biochimie de Cologne a analysé 634 suppléments alimentaires
provenant de 13 pays et obtenus auprès de 215 fournisseurs. Sur ces 634 SA, 94
contenaient des prohormones interdites, non déclarées sur le label de
composition, soit dans 14,8 % des cas (testostérone, nandrolone).
Les fabricants ajoutent donc, sans en prévenir les
consommateurs, des produits dopants dans la composition des SA, ceci afin d’accroître
l’efficacité des produits qu’ils commercialisent. A la lecture de la
littérature scientifique, il est même possible d’affirmer que sans produit
dopant surajouté, les SA ont une efficacité pour le moins discutable.
Il convient donc d’informer les golfeurs des risques
consécutifs à l’utilisation de ces produits :
Pour la santé : les stéroïdes anabolisants sont extrêmement
dangereux avec une fréquence accrue de certains cancers ; l’éphédrine
comme les amphétamines sont responsables d’un certain nombre de décès de
sportifs chaque année.
Vis-à-vis de la législation anti-dopage, avec un risque de
suspension de 2 ans en cas de contrôle positif aux anabolisants (les plus
fréquents dans le cas des SA).
Le phénomène de société, que représente la prise de SA,
gagne chaque jour du terrain chez les sportifs et bien évidemment chez les
golfeurs. A titre d’exemple, 60 % des athlètes universitaires aux USA déclarent
prendre des SA. Ce chiffre est le reflet de la facilité avec laquelle on se
procure ces produits : Internet, vente par correspondance, salles de
sport.
Face au puissant lobby des fabricants et distributeurs de
SA, il nous faut opposer, non seulement l’éthique sportive, mais plus encore
une information ciblée sur nos joueurs de bon et haut niveau, quant aux risques
pour la santé liés à leur consommation. Enfin, une éducation nutritionnelle des
athlètes représente l’un des éléments les plus efficaces en la matière.
Liens « Web » utiles ;
Agence Mondiale Anti-Dopage : www.wada-ama.org
Conseil de Prévention et de Lutte contre le Dopage : www.cpld.fr
Ministère de la Jeunesse et des Sports : www.santesport.gouv.fr
Site francophone : www.dopage.be